SYNTHESE du contenu des demandes additives : répartition de l'espèce

 
 

Sommaire du dossier

  1. Futur aéroport du grand ouest : demande de dérogation espèces protégées campagnol amphibie
  2. PRESENTATION et HISTORIQUE
  3. DOCUMENTS MIS A LA CONSULTATION DU PUBLIC
  4. DEMANDES ADDITIVES RELATIVES AU CAMPAGNOL AMPHIBIE : périmètre, liste des pièces
  5. SYNTHESE du contenu des demandes additives : répartition de l'espèce
  6. SYNTHESE du contenu des demandes additives : appréciation des impacts et compensation
  7. TELECHARGER les documents

Les pièces des demandes additives font l’objet d’une présentation commune ci-après. Cette présentation synthétique ne saurait se substituer aux dossiers et n’a pas de valeur juridique. Les exemples développés dans la présentation afin de mieux expliquer la méthode de compensation sont illustratifs et destinés à parfaire l’information du public.

L’analyse de la bibliographie et les études de terrain ont permis de conclure à la répartition suivante du campagnol amphibie :

Répartition de l’espèce à l’échelle nationale

L’espèce ayant été assez peu étudiée à l’échelle nationale, une grande enquête nationale a été lancée de 2008 à 2012 par la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM). À l’heure actuelle, les résultats et conclusions définitifs ne sont pas encore disponibles et plus d’une vingtaine de départements restent à ce jour très peu échantillonnés.

Toutefois, sur la base du premier état des lieux au 18 juin 2012, les premiers résultats communiqués semblent révéler « l’absence  » de cette espèce dans le centre, le sud-est et le Midi-Pyrénées.

A l’inverse, sur la moitié nord de la façade atlantique, les données recensées s’avèrent positives sur une grande majorité de mailles et sur la plupart des carrés-échantillons réalisés en Bretagne en révélant sa présence sur cette partie du territoire.

Répartition de l’espèce à l’échelle départementale

L’analyse croisée de la bibliographie et des expertises de terrain menées par le bureau d’études, spécialisé dans l’étude des mammifères semi-aquatique, mandaté par AGO et la DREAL, montre que l’espèce est présente de manière presque continue sur près des ¾ du département et que les noyaux de population présents sur les emprises du futur aéroport du Grand Ouest et de sa desserte routière se situent au cœur d’une vaste aire de présence avérée de l’espèce, particulièrement sur les bassins versants de la Loire et de la Vilaine.

Répartition de l’espèce à l’échelle des projets et de leur zone d’étude

Dans l’objectif de préciser les enjeux réels de cette espèce à l’échelle des projets (plateforme aéroportuaire, VC3, programme viaire et desserte routière) et cartographier ses habitats, des investigations de terrain ont été menées en 2013 et 2014 dans une aire d’étude centrée sur l’emprise de ces projets, et étendue à un périmètre plus large, la totalité de la zone d’étude représentant ainsi 28 000 ha.

Les résultats de ces investigations ont montré la présence de l’espèce sur 21 600 ha, soit 77% du territoire investigué.

Compte tenu de la densité relativement importante de l’espèce sur près des ¾ du département et de la zone d’accueil du futur aéroport du Grand Ouest et de sa desserte routière, les études réalisées par les maîtres d’ouvrage concluent que la réalisation des aménagements n’est pas de nature à impacter, de façon notable, l’état de conservation de l’espèce à l’échelle départementale.

Pour tenir compte de l’avis en date du 14 avril 2014 du CNPN, les investigations seront poursuivies dans les enveloppes de compensation afin d’affiner les analyses de la qualité des habitats présents et des facteurs pouvant, dans l’état actuel des connaissances, limiter le développement ou au contraire favoriser le maintien de la population de l’espèce. Pour identifier ces facteurs, les actions porteront sur un travail à la fois bibliographique et de terrain relatif à la typologie des habitats, de leur connectivité, l’influence des pratiques culturales, la régulation des nuisibles, la densité en prédateurs. Ce diagnostic permettra d’apprécier la part relative des facteurs dans l’explication des différences populationnelles observées.