2017

Lutte contre la prostitution en Loire-Atlantique : une approche globale et concertée

 
 
Lutte contre la prostitution en Loire-Atlantique : une approche globale et concertée

On ne compte pas moins de 30 000 personnes prostituées en France. 85 % sont des femmes ; 80 à 90 % d’entre elles sont d’origine étrangère(*) et 95 % des clients sont des hommes.

Si le phénomène prostitutionnel est peu visible sur l’ensemble du département, il l’est particulièrement à Nantes. Certaines rues de la ville connaissent une activité nocturne intense et problématique, tant pour les riverains, que pour les personnes victimes de la prostitution elles-mêmes.

Avec la loi du 13 avril 2016, l’État s’engage pour faire face à ce fléau. Cette loi vise à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées. La France affirme sa position abolitionniste, grâce à une approche globale et concertée avec l’ensemble des acteurs associatif et judiciaire.

En Loire-Atlantique, les manifestations de la prostitution prennent plusieurs formes : prostitution de rue, prostitution par internet, bar à hôtesses et salon de massage, sextour (location temporaire d’appartements dans la ville afin que les personnes prostituées accueillent discrètement des clients via internet), prostitution cachée, pratiquée occasionnellement, notamment par des étudiantes, des femmes demandeuses d’emploi, ou en situation de précarité.

Deux axes sont développés en Loire-Atlantique pour renforcer la lutte contre ce fléau et accompagner les personnes prostituées :

- La commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle, installée le lundi 10 juillet 2017,

- Le « Mouvement du Nid », association agréée par l’État depuis le 18 mai 2017 et pierre angulaire du parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle.

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