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L’État mobilisé pour assurer la sécurité des citoyens au quotidien

 
 
L’État mobilisé pour assurer la sécurité des citoyens au quotidien

Avec la police de sécurité du quotidien, l’Etat s’engage dans une évolution des missions de la police et de la gendarmerie pour mieux répondre aux attentes des Français en matière de sécurité. Elle fait suite à la large concertation lancée par le ministre d’État, ministre de l’intérieur, Gérard Collomb le 28 octobre dernier à La Rochelle et qui avait été relayée en Loire-Atlantique. Dans le département, le déploiement de ce nouveau modèle de sécurité se traduit par la qualification des Dervallières, de Malakoff et de Bellevue à Nantes et Saint-Herblain, comme quartiers de reconquête républicaine, par un renforcement des effectifs et par la mise en oeuvre de stratégies locales de sécurité.

A l’issue de la concertation menée au cours de l’automne 2017, la Loire-Atlantique a été retenue parmi les départements qui seront mieux accompagnés dans le cadre du dispositif de police de sécurité du quotidien. Les quartiers des Dervallières, de Malakoff et de Bellevue à Nantes et Saint-Herblain, qualifiés de quartiers de reconquête républicaine, feront l’objet d’une action renforcée dès le 1er janvier 2019, notamment grâce à l’affectation d’effectifs supplémentaires.
La police de sécurité du quotidien doit permettre  :
• une présence renforcée et plus visible des forces de sécurité sur le terrain ;
• un renforcement du lien entre la police et la population et une meilleure prise en compte des attentes de la population en matière de sécurité du quotidien ;
•  un renforcement des partenariats avec les autres acteurs de la sécurité et notamment avec les collectivités territoriales.
« Sans attendre l’arrivée de ces renforts, la police de sécurité du quotidien se décline déjà sur le territoire depuis le début d’année, sous la forme de stratégies locales de sécurité renouvelées qui ont été définies à la suite d’une concertation approfondie, menée avec l’ensemble des acteurs concernés : policiers et gendarmes, bien sûr, mais aussi collectivités territoriales, associations d’aide aux victimes ou encore conseils citoyens. Dans le contexte de violence croissante et de pression délinquante accrue, je mesure chaque jour la mobilisation pleine et entière des  fonctionnaires de la police nationale et des militaires de la gendarmerie nationale qui œuvrent
quotidiennement pour préserver la sécurité de nos concitoyens », explique Nicole Klein, Préfète de la région Pays de la Loire, préfète de la Loire-Atlantique.
Des effectifs en constante augmentation     
Contrairement à une idée reçue, les effectifs de policiers et de gendarmes ne baissent pas dans le département. Ils sont au contraire en constante augmentation depuis maintenant plusieurs années.
• La circonscription de sécurité publique de Nantes disposait (hors service départemental du renseignement territorial) de 1061 policiers et adjoints de sécurité fin avril 2018, soit 53 de plus que fin 2012 ;
• La police judiciaire qui traite notamment des homicides par arme à feu, a vu également ses effectifs passer de 58 en 2013 à 79 aujourd’hui ;
• La police aux frontières compte 100 agents aujourd’hui (contre 78 il y a 5 ans).
Cette tendance va se poursuivre avec l’affectation de policiers supplémentaires début 2019 dans le cadre de la police de sécurité du quotidien. « Cette augmentation des effectifs, marque la priorité accordée par l’État à la
sécurité de nos concitoyens à un moment où l’objectif de réduction de la dette et des déficits publics conduit, au contraire, à réduire les effectifs globaux de la fonction publique. Ces renforts d’effectifs ne seront toutefois efficaces que s’ils sont mis au service de stratégies renouvelées et adaptées aux réalités du terrain et c’est tout l’enjeu de la police de sécurité du quotidien », souligne la préfète.

Les premiers résultats visibles
La police et la gendarmerie ont défini, en concertation avec les acteurs institutionnels et la société civile, des stratégies locales de sécurité, en déclinaison du dispositif de police de sécurité du quotidien. Ces stratégies confortent et valorisent des pratiques existantes mais développent également des approches innovantes, au sein de leurs zones de compétence respectives. Ces stratégies locales de sécurité, progressivement mises en œuvre depuis le printemps,  commencent à produire des résultats. A Nantes par exemple, la délinquance générale recule de 0,8 % au premier semestre 2018 alors qu’elle a augmenté de plus de 4 % l’année dernière. Ces résultats méritent d’être confortés. Les atteintes aux biens augmentent encore de 2,75 % au premier semestre et les atteintes aux personnes de 1,68 %. Ces deux indicateurs étaient toutefois en augmentation respectivement de 4,67 % et de 4,75 %, l’an dernier. « Il faudra bien sûr que les stratégies locales de sécurité soient complètement mises en place et dans la durée pour faire reculer la délinquance et que ces résultats deviennent perceptibles pour nos concitoyens. Vous pouvez compter à ce sujet sur ma constance et ma détermination », ajoute Nicole Klein.
Le phénomène des rodéos motorisés suscite légitimement l’exaspération et l’inquiétude de nos concitoyens en raison des nuisances sonores qu’il génère et des risques qu’il présente pour leur sécurité. Face ce contat et en application de la loi du 3 août 2018, la lutte contre les rodéos motorisée sera également renforcée pour lutter plus efficacement contre ce phénomène. La loi prévoit en effet une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, qui peut aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement si l’auteur des faits a consommé de l’alcool ou des stupéfiants. Le texte crée également le délit d’incitation au rodéo et prévoit la confiscation obligatoire des véhicules ayant servi à commettre des infractions ainsi que l’annulation du permis de conduire pour une durée maximale de trois ans.
Le soutien aux actions de prévention est également essentiel. En 2018, en Loire-Atlantique, ce sont près de 40 actions qui sont financées au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance pour un montant total de 322 000 €, dont plus de la moitié est consacrée aux quartiers prioritaires de la ville (166 670 €). A ce montant, s’ajoutent les actions financées au titre de la prévention de la radicalisation
(9 actions pour 61 650 €) et le financement des installations de vidéoprotection déployées dans l’agglomération nantaise, à hauteur de 201 206 €.