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Occupation du hall des urgences du CHU : l’Etat oeuvre pour trouver une solution

 
 

Depuis quelques jours, environ 80 migrants occupent le hall d’accueil des urgences du CHU de Nantes. Conscients de la situation, les services de l’État et les équipes du CHU œuvrent pour trouver une solution pour ces personnes afin que le centre hospitalier puisse garantir des conditions d’accueil aux urgences conformes à leur usage.

Le hall des urgences du CHU est actuellement occupé par 80 personnes migrantes pour lesquelles il n’a pas été relevé de problématique de santé. Ces arrivées se produisent dans un contexte de tension de l’hébergement de ces publics. Une réunion s’est tenue ce jour afin de trouver une solution pour ces 80 personnes pour permettre au CHU de garantir des conditions d’accueil aux urgences conformes à leur usage. Les services de l’État travaillent au placement de ces familles avec une éventuelle mise à l’abri au regard de leur situation individuelle et compte
tenu des places disponibles.

Entre humanité et fermeté

Nantes a une tradition d’accueil des migrants forte depuis de nombreuses années avec des associations locales particulièrement actives. Cette situation aboutit actuellement à une saturation du dispositif d’hébergement dans la région et notamment à Nantes. Conséquence : l’installation de squats, systématiquement évacués comme Bréa en mars, le square Daviais en juillet puis en septembre ou encore le square Vertais en octobre.
Le position de l’État est claire sur le sujet. Elle s’articule entre humanité et fermeté :
• Humanité quant à la prise en charge des personnes les plus vulnérables qui sont systématiquement mises à l’abri et quant au traitement de la situation des demandeurs d’asile, leur mise à l’abri, dans la limite des places disponibles puis leur orientation vers un centre d’accueil ;
• Fermeté quant à ceux qui ne peuvent prétendre ni à l’asile, ni au séjour, ou dont la demande d’asile relève d’un autre État membre de l’Union européenne, qui doivent quitter le territoire et quant à l’évacuation systématique des squats.
La préfecture tient à rappeler que, si la politique de l’asile est une compétence de l’État, le dispositif d’hébergement des demandeurs d’asile dans la région, et en particulier à Nantes, est saturé. En effet, au 1er janvier 2015, le nombre de places pour demandeurs d’asile dans la région Pays de la Loire était de 868. Il est désormais constitué de 5 194 places, soit au total 4 326 places créées (+ 600 % en trois ans et demi).

> Communiqué de presse du 9 novembre 2018 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,97 Mb