Campagne de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

 
 
Campagne de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Ce mercredi 25 novembre a lieu la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Cette année, le contexte de confinement a malheureusement accentué les tensions familiales, conduisant à une augmentation des violences (les signalements sur la plateforme en ligne « Arrêtons les violences » ont augmenté de 15% depuis le 30 octobre). 

Des dispositifs gratuits d’aide et d’urgence sont disponibles à toute heure pour les victimes et témoins de ces violences.

Quels sont ces dispositifs ? 

-       Pour recevoir de l’aide et de l’écoute :le 3919, Violences Femmes Info, numéro anonyme et gratuit, disponible tous les jours de 9h à 21h

-       Pour effectuer un signalement en ligne, anonyme et gratuit : la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr  est disponible 24h/24 7j/7

-       Pour toute urgence : le 17 (accessible par téléphone) et le 114 (par SMS), également disponibles tous les jours, 24h/24.

En cas d’urgence, il n’y a évidemment pas besoin d’attestation de déplacement pour fuir.

Vous souhaitez aider ? 

Diffusez autour de vous ces dispositifs d’aide qui peuvent sauver des vies.

> Dossier de presse - Violences faites aux femmes - 25 novembre 2020 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 2,29 Mb

Contrats locaux sur les violences sexistes et sexuelles
En 2019, l’État a invité les communes et les intercommunalités à élaborer et signer des contrats locaux sur les violences sexistes et sexuelles. L'objectif est de créer ou renforcer un réseau de partenaires à l'échelle locale afin de protéger en urgence des femmes victimes de violences conjugales, de former l'ensemble des partenaires et acteurs locaux sur cette thématique afin d'être le plus efficace possible, de déployer des actions coordonnées pour mieux prévenir ces violences. Parmi les signataires, outre le Parquet compétent et les forces de l'ordre, l’Éducation nationale et le diocèse, des bailleurs sociaux, des professionnels de santé, le Conseil départemental de Loire-Atlantique, et surtout les associations agissant quotidiennement auprès des femmes victimes de violences : Solidarité femmes, le CIDFF, les deux associations du réseau France Victimes, le Planning familial et les opérateurs de l'hébergement.

Quatre contrats locaux sur les violences sexistes et sexuelles ont d'ores et déjà étaient signés (Saint-Nazaire, Couëron, la Communauté d'agglomération de Pornic agglo Pays de Retz et à Sainte-Luce sur Loire). Les élections municipales récentes n'ont pas entamé, bien au contraire, cette démarche et d'autres communes s'attachent à signer ce contrat dans de proches délais (Orvault, Saint-Herblain…).

Le Grenelle des violences conjugales, lancé le 3 septembre 2019, a été l'occasion de travailler avec de nouveaux partenaires et de lancer un projet d'ampleur auprès des jeunes en établissements scolaires avec la Ligue de l'enseignement 44 :  Prévenir les violences en promouvant l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes et la mixité des métiers. En complément, il s'agit de former les professionnels médico-sociaux en établissements d'enseignement public et privé à la détection des jeunes auteurs de violences et des jeunes victimes de violences sexuelles (par le CRIAVS et  SOS inceste Violences sexuelles).

Enfin, la lutte contre les mutilations sexuelles féminines a conduit le Planning familial 44, à la demande de l'Etat, à réaliser un diagnostic avec l'aide de tous les partenaires ayant à connaître des victimes ou de futures victimes. Cette première étape conduit à un plan d'actions qui va commencer par l'élaboration de plaquettes d'information et d'un site internet destiné au public et aux professionnels. L'Observatoire départemental des violences faites aux femmes sera le support des actions à venir, notamment celle qui aura lieu le 6 février 2021 (Journée internationale de tolérance zéro face aux mutilations sexuelles féminines).