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Relèvement du niveau de risque influenza aviaire : les conséquences en Loire-Atlantique

 
 

La progression rapide d’un virus influenza aviaire hautement pathogène sur des oiseaux sauvages en provenance probable de Russie, où cette maladie sévit depuis plusieurs mois, a conduit le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation à relever, par arrêté du 25 octobre, le niveau de risque de l’ensemble du territoire français métropolitain.

La Loire-Atlantique est très impactée par les mesures sanitaires correspondant à ce relèvement, notamment celles s’appliquant sur les zones dites à risque particulier (ZRP), et correspondant à 116 communes du département (carte jointe), où sont présentes des zones humides significatives, susceptibles d’héberger de la faune sauvage éventuellement contaminée.

Les mesures de prévention suivantes sont rendues obligatoires dans l’ensemble des départements classés en niveau « élevé » et dans les zones à risque particulier (ZRP) :
- la claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs ;
- l'interdiction de rassemblements d'oiseaux (concours, foires ou expositions...) et interdiction de
participation d'oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés dans le reste du
territoire ;
- l'interdiction de transport et de lâcher de gibiers à plumes ;
- l'interdiction de l'utilisation d'appelants ;
- la surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux et non commerciaux ;
- l'interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée de la France ;
- la vaccination obligatoire dans les zoos .

Attention nouvelles informations concernant les élevages de particuliers qui sont concernés également par les mesures de prévention :

Les basses cours des particuliers et les élevages amateurs qui, rappelons-le doivent être déclarés en mairie doivent également être surveillés quotidiennement. Les propriétaires doivent mettre en place les mesures suivantes :
- aucune volaille ou oiseau captif ne doit rentrer en contact avec des volailles d'élevage ;
- toutes les mesures doivent être prises pour limiter l'accès aux rongeurs, éviter les contaminations associées aux véhicules, autres animaux et personnes extérieures ;
- les mangeoires et abreuvoirs ne doivent pas être accessibles aux oiseaux sauvages ;
- les stocks des aliments doivent être protégés et à l'abri des intempéries et de toute contamination.

En cas de mortalité anormale, le détenteur contacte rapidement un vétérinaire qui jugera de la gravité de la situation et le lien éventuel avec la maladie de l'influenza aviaire.

Cette prévention a pour but de protéger les volailles d’une potentielle contamination qui aurait des conséquences graves pour le département, très tourné vers les productions avicoles, avec des enjeux importants en matière d’exportations d’animaux vivants, de génétique aviaire et de viande de volailles.

Les milieux professionnels de Loire-Atlantique, ainsi que les maires ont été avertis chacun en ce qui concerne ses obligations. Par ailleurs l’Office Français de la Biodiversité et la Fédération Départementale de la Chasse renforcent leur vigilance sur les mortalités d’oiseaux sauvages (suspicion dès le premier mort pour les familles des Laridés, Anatidés et Rallidés).

Que faire en cas de découverte d’un oiseau mort ?

La surveillance de la mortalité d'oiseaux sauvages est un outil majeur du suivi de la maladie. Aussi, il est essentiel que chacun signale la découverte de cadavres d'oiseaux sauvages dont l'origine de la mortalité est inconnue ou suspecte. Elle peut être le signe révélateur d'un cas d'influenza aviaire.
Lorsqu'une personne est en présence d'un cadavre de cygne, oie, canard, laridé (mouette, goéland,...), rallidé (foulque,râle,...), échassier, rapace ou de plusieurs cadavres (pour les autres espèces), elle doit contacter rapidement l'OFB (Office Français de la biodiversité/sd44@ofb.gouv.fr) et signaler précisément la localisation.

Afin d'éviter tout risque de propagation de la maladie, les cadavres ne doivent surtout pas être déplacés afin de permettre aux agents de l'OFB de mener leur enquête sur place.

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> Commuiqué de presse - 03-11 - Influenza Aviaire - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,51 Mb

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