Santé et alimentation en ACM

 
 
Cet article rassemble divers sujets en lien avec la santé des enfants en accueils collectifs de mineurs :
- traitements médicaux, bobos, et accidents
- accueil des enfants en situation de handicap
- hygiène et équilibre alimentaire
- prévention des risques

. Informations de santé relatives aux mineurs inscrits en ACM

Cette fiche technique précise les informations de santé qui doivent être communiquées à l'organisateur de l'accueil et présente les bonnes pratiques de traitement et d'usage de ces informations considérées comme des "données sensibles".

> Information de santé en ACMAccueil collectif de mineurs - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,93 Mb

. Vaccins des personnels d’encadrement

Selon l’article R 227-8 du Code de l’action sociale et des familles, les encadrants doivent produire « avant leur entrée en fonction, un document attestant qu’(ils) ont satisfait aux obligations légales en matière de vaccination ».

En France, la vaccination DTP (diphtérie, tétanos, polio) est la seule obligatoire.

. L'assistant sanitaire

«  Sous l’autorité du directeur, un des membres de l’équipe d’encadrement est chargé du suivi sanitaire. Dans les centres de vacances, il est titulaire de l’attestation de formation aux premiers secours. » (article 2 de l’arrêté du 20 février 2003).

L'AFPS ayant été remplacée en 2007 par l'unité d'enseignement "prévention et secours civiques de niveau 1", c'est désormais cette nouvelle qualification qui fait référence en accueil collectif de mineurs, tandis que l'AFPS est considérée comme équivalente au PSC1.
L’AFPS et le PSC1 ne sont pas soumis à révision obligatoire mais le référentiel de formation PSC1 recommande fortement :
au titulaire de l’attestation de formation aux premiers secours de suivre une formation continue de mise à niveau.
au titulaire de l’unité d’enseignement « PSC 1 » de suivre régulièrement une formation continue de maintien des acquis tout au long de la vie.
Il est conseillé aux organisateurs de centre de vacances qui organisent régulièrement des séjours d’inscrire les mises à niveau des assistants sanitaires dans leur plan de formation.

L'infirmerie

Deux cas sont à distinguer.
Les accueils avec hébergement doivent être dotés d'une pièce spécifique. L'arrêté du 25 février 1977, article 22, prévoyait que cette pièce soit chauffée et si possible isolée du reste de l'hébergement. Elle devait accueillir un lit pour 20 colons. La séparation des enfants selon leur sexe était demandée. Cette ancienne réglementation peut constituer une source d'inspiration pour concevoir une infirmerie aujourd'hui : dotée si possible d'un point d'eau, dans une partie calme du bâtiment, équipée d'un système d'occultation de la lumière, elle pourra accueillir de façon adaptée l'enfant malade. Depuis 1977, les conditions sanitaires ont changé : le recours aux hospitalisations d'urgence est plus fréquent ainsi que les rapatriements sanitaires. C'est donc plus la fonctionnalité de l'infirmerie que sa surface qui est importante. Elle n'est pas destinée à traiter les épidémies.
Dans les campements, une tente spécifique doit être réservée à l'infirmerie.
Les accueils sans hébergement doivent offrir la possibilité d'isoler les enfants malades sans qu'une pièce spécifique soit nécessairement réservée à cet usage. Pour autant, certains éléments de bon sens sont à prévoir : matelas ou lit d'appoint, draps propres, couverture, calme et pénombre.

. La pharmacie

Les pharmacies sont avant tout conçues pour désinfecter et soigner les petites blessures. La réglementation des accueils collectifs de mineurs n'en définit pas le contenu. La pharmacie proposée sur ce site donne une liste indicative qui peut être adaptée en fonction des particularités de l'accueil.
Les médicaments allopathiques en sont absents en raison de leur possible effet masquant ou allergisants. Les médicaments homéopathiques ne sont pas interdits, car ayant un principe actif très dilué, les allergies éventuelles sont plus rares. Elles proviennent le cas échéant des substances constitutives des supports. Pour les piqûres de moustiques, le mal des transports, les ecchymoses, l’homéopathie peut constituer un produit ressource dont l’efficacité résidera au moins dans l’effet placebo, son efficacité étant scientifiquement controversée. Du sucre dilué dans un verre d’eau constitue enfin un remontant appréciable pour l’enfant ému qui s’est fait un « bobo ».
Les dates de péremption des produits doivent être régulièrement vérifiées. Le contenu de la pharmacie doit être adapté au nombre d’enfants et aux activités pratiquées. La formation aux premiers secours permet un meilleur usage de la pharmacie.
Un cahier de main courante doit récapituler les différents incidents soignés à l'infirmerie.
Pouvoir joindre rapidement les secours appropriés (SAMUService d'aide médicale urgente ou médecin selon la situation) est aussi important que d’avoir une trousse à pharmacie correctement fournie.

  • Exemple de contenu de la pharmacie:

> 2015_pharmacie liste DDCSDirection départementale de la cohésion sociale - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,09 Mb

. Les traitements et les médicaments

Quels médicaments peut-on donner en accueils collectifs de mineurs ?
Pour délivrer un médicament, il faut un avis médical et donc une ordonnance.
Les ordonnances et leurs médicaments marqués au nom de l’enfant doivent être stockés ensemble sous clef dans la pharmacie, ou dans une armoire réservée à cet effet (sauf si le traitement impose que le médicament soit en permanence à la disposition de l’enfant).
Les parents demandent parfois d’administrer des « petits » médicaments vendus sans ordonnance (ex : pastilles pour la gorge, homéopathie...). Ceux-ci peuvent être donnés à la condition d’obtenir des parents un document écrit par lequel ils demandent au centre de donner à l'enfant un traitement selon des conditions précises. C’est alors l’assistant sanitaire qui administre le traitement, stocké sous clé avec les autres médicaments.
En l'absence d'ordonnance, on ne doit pas donner de paracétamol à un enfant, car cela peut avoir un effet masquant sur certains symptômes graves. De même, sauf ordonnance, l'aspirine est à proscrire du fait de son pouvoir anticoagulant problématique en cas d’intervention chirurgicale.
Sans ordonnance, l’administration de médicaments, peut se faire exceptionnellement, mais uniquement à la demande expresse d’un médecin joint par téléphone (SAMU, allergologue…)…

. Hygiène et équilibre alimentaires

  • Restauration collective de plein air

Le document de référence est le Guide des bonnes pratiques d'hygiène conçu par la branche professionnelle des organisateurs d'accueils collectifs de mineurs et validé par l'ex Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Publié en octobre 2011, il comporte des fiches "techniques" et des fiches "produits". Pour consulter le guide:

> Guide de bonnes pratiques d'hygiène restauration collective de plein air - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,63 Mb

  • Restauration collective en établissement

La réglementation française a été progressivement refondue à partir de textes européens adoptés depuis 2002. De nombreuses normes existent concernant les locaux, le matériel, les processus de fabrication, le stockage, la transformation et la conservation des aliments (pour en savoir plus, voir l'arrêté du 21 décembre 2009  relatif aux règles sanitaires applicables aux activités de commerce de détail, d'entreposage et de transport de produits d'origine animale et denrées alimentaires).

. Prévention des risques solaires

On ne dira jamais assez l'importance de préserver la peau et les yeux des enfants des rayonnements solaires. Chapeau, crème, et lunettes doivent être mis et remis tout au long des journées d'été.

Pour en savoir plus: www.prevention-soleil.fr

1) Quelques recommandations pour la protection solaire :

  • Promouvoir de bons comportements au soleil, en particulier les jours de beau temps (de mars à septembre pour la France métropolitaine).
  • Limiter les expositions autour du midi solaire (entre 12h et 16h pour la France métropolitaine).
  • Privilégier les débuts de journée pour organiser les activités sportives en extérieur.
  • Développer les espaces ombragés à l'école (arbres, abris). Solliciter les élus si nécessaire.
  • Lors des sorties, s'assurer que les élèves emportent la panoplie solaire : chapeau, lunettes, vêtements et crème solaire.
  • Si des enfants prennent des médicaments, veiller au risque de photosensibilisation.

(extrait du site www.soleil.info )

2) Canicule :

Pour consulter les recommandations du ministère en charge de la santé, cliquer ici

. Autres outils pour la prévention santé : 

  • > Guide santé environnement des bâtiments accueillant des enfants - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 2,59 Mb

    Pour consulter le décret sur la surveillance de la qualité de l'air dans certains établissements recevant du public, cliquez-ici
  • Pour consulter le décret sur les valeurs-guides pour l'air intérieur pour le formaldéhyde et le benzène, cliquez-ici

. Déclarer un accident ou un évènement grave

Article R 227-11 du Code de l'action sociale et des familles :

«  Les personnes organisant l’accueil de mineurs ou leur représentant sont tenus d’informer sans délai le préfet du département du lieu d’accueil de tout accident grave ainsi que toute situation présentant ou ayant présenté des risque graves pour la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs. »

lien vers la page "Déclarer un évènement grave" .

Pour télécharger l'imprimé de déclaration d'un évènement grave en ACM