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COVID-19 : de nouvelles mesures contre le rebond de l’épidémie

 
 
COVID-19 : de nouvelles mesures contre le rebond de l’épidémie

Le préfet a pris deux nouveaux arrêtés imposant le port du masque, l’un sur l’ensemble des marchés, vide-greniers et brocantes du département, effectif dès aujourd’hui et l’autre pour Saint-Nazaire à partir de lundi 12h00.
Par ailleurs, le Préfet, en accord avec le FC Nantes, a décidé de limiter à 5 000 le nombre total de participants au prochain match à la Beaujoire contre Nîmes Olympique, spectateurs et organisation compris. Le protocole sanitaire prévu par la Ligue de Football Professionnel sera strictement appliqué afin que l'ensemble des personnes accueillies le soient dans les meilleures conditions sanitaires possibles lors de la rencontre du 30 août prochain.
Ces deux mesures s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie départementale de lutte contre le rebond épidémique, détaillée ci-dessous.

Les récents indicateurs de Santé Publique France montrent une dégradation de la situation sanitaire en Loire-Atlantique avec une circulation de plus en plus active du COVID-19 et une augmentation du nombre d’hospitalisations des patients qui en sont atteints. Afin d’éviter un rebond de l’épidémie, l’État se mobilise pour mettre en œuvre une stratégie départementale qui s’articule autour de 3 piliers : accroître l'offre de dépistage, limiter les risques de contamination dans les zones dangereuses et intensifier les actions de prévention, en particulier à destination des plus jeunes.

Selon Santé publique France, une augmentation régulière du nombre de nouveaux cas dépistés positifs par PCR est observée depuis plusieurs jours en Loire-Atlantique. Sur la période allant du 4 août au
12 août, 969 cas positifs ont été recensés pour le département, soit une incidence (nombre de nouveaux cas ramenés à la population résidente) de 13,43 pour 100 000 habitants. 4 personnes atteintes par la COVID-19 ont également été admis en réanimation au CHU de Nantes. Ces chiffres montrent que le virus circule de plus en plus sur notre territoire.

Face au rebond, l’État est pleinement mobilisé. Ses services continuent leur action, en s'adaptant constamment aux risques, afin d'éviter le scénario du pire que constituerait un reconfinement et ses conséquences sur l'économie. C’est dans ce contexte que les services de l’État ont travaillé sur une stratégie départementale qui repose sur la complémentarité forte entre trois piliers. La prévention doit diminuer le recours aux outils répressifs et se ressentir dans les résultats des dépistages. La répression doit pouvoir intervenir rapidement et fermement lorsque la prévention ne suffit plus. Quant au dépistage, il constitue autant un outil pour casser les chaînes de transmission qu'un geste citoyen qui doit devenir un réflexe en cas de conduite à risque ou d'apparition des premiers symptômes.

Accroître l'offre de dépistage en la rendant plus agile et en la rapprochant au maximum des citoyens

L'exemple récent de la Mayenne le prouve : le triptyque dépister-tracer-isoler est efficace pour casser les éventuelles chaînes de contamination. En Loire-Atlantique, l'offre de dépistage des centres hospitaliers et des laboratoires privés conventionnés par l'ARS s'est déjà accrue, et la demande a été au rendez-vous. Le nombre de tests réalisés dans le département est en augmentation constante depuis le déconfinement et en particulier depuis le mois de juillet, pour atteindre aujourd’hui plus de 2000 nouveaux tests PCR quotidiens et un taux de tests pour 100 000 habitants proche de 700.

L'Etat entend poursuivre cette montée en puissance, en rendant l'offre plus agile, c'est-à-dire capable de s'adapter au risque et aux flux de population. Jeudi 13 août, a débuté une campagne de dépistage de
4 jours sur le littoral (La Baule-Escoublac, Le Pouliguen et Pornichet). Elle vise les vacanciers et en particulier les jeunes. Cette campagne de dépistage permet à chacun d’effectuer un test rapidement, facilement et gratuitement. Au premier jour de la campagne, la population répond présent : beaucoup sont venus se faire dépister, souvent en famille, dès l'ouverture du point de tests. 350 tests ont été réalisés rien que le premier jour et un point de dépistage supplémentaire est ouvert ce vendredi au Pouliguen. Des actions similaires seront menées autour de la rentrée scolaire et des retours de congés, pour minimiser le risque de clusters apparaissant suite à une contamination estivale par un dépistage précoce.

Limiter les risques de contamination dans les zones dangereuses

(mesures administratives et renforcement des contrôles)

Port du masque obligatoire en lieux ouverts

Certains lieux présentent un risque plus important de contamination du fait de la proximité qu'ils imposent ou encouragent entre les personnes. Depuis le déconfinement, les décrets nationaux successifs ont permis de minimiser les risques dans la plupart des lieux clos, en particulier les établissements recevant du public. Pour autant, la meilleure connaissance du virus acquise ces dernières semaines a conduit les autorités sanitaires à mettre en garde contre le risque de contamination dans les lieux ouverts également.

Dans ce contexte, trois arrêtés préfectoraux entrent en vigueur :

- L'un impose le port du masque, à partir de ce vendredi, dans le centre-ville de Nantes, sur les parvis de la gare SNCFSociété nationale des chemins de fer français et sur les bords de l'Erdre. La carte des lieux concernés a été établie par la Ville, avec avis conforme de l'ARS. Sa simplicité, ainsi que l'importante signalétique déployée en amont par les services municipaux, ont pour but d'accroître l'acceptabilité de la mesure - au-delà même de son intérêt sanitaire désormais largement admis.

- Le deuxième rend le port du masque obligatoire, à partir de ce vendredi, dans tous les marchés, brocantes et vide-greniers du département, en complément de l'obligation nationale de port du masque dans les commerces en lieux clos.

- Le troisième concerne la ville de Saint-Nazaire et rend le port du masque obligatoire à partir de lundi
17 août 12h00 aux abords de la gare, du ruban bleu, du Paquebot et l’hypercentre de Saint-Marc-sur-mer.

Le préfet rappelle que même dans les endroits moins fréquentés et non concernés par cette obligation, il est également recommandé de porter un masque.

Les services de l'Etat se tiennent prêt à répondre aux demandes des communes. Si les circonstances locales au niveau communal l'exigent, les maires peuvent demander une extension de la zone d'obligation du port du masque.

Déclaration en préfecture des rassemblements de plus de 10 personnes

Toute manifestation de plus de 10 personnes sur la voie publique ou dans tout lieu ouvert au public doit être déclarée en préfecture (celles se déroulant sur un terrain public ou privé dès lors qu'il accueille des personnes hors d'un cadre familial ou amical et que les identités de ces personnes ne peuvent être connues). Tout rassemblement jugé risqué pourra être interdit.

Lorsqu'un rassemblement se tient dans un établissement recevant du public, l'accueil fait l'objet des mesures suivantes :

- chaque personne a une place assise ;

- une distance minimale d'un siège est laissée entre les sièges occupés par chaque personne ou chaque groupe de moins de 10 personnes venant ensemble ou ayant réservé ensemble ;

- l'espace permettant des regroupements est interdit, sauf s'ils sont aménagés de manière à garantir le respect de l'article 1er du décret ;

- le port du masque est obligatoire sauf activités sportives et artistiques

Le respect de ces dispositions ne permet donc pas la tenue dans les ERPÉtablissement recevant du public :

- des activités dansantes (y compris bals lors de soirées privées dont mariages)

- des vide-greniers, brocantes, évènements avec stands

- des évènements où le public évolue à l'intérieur de la salle (forums, animations diverses…).

La préfecture veillera à faire appliquer strictement ces règles issues du décret du 10 juillet 2020.

Modalités d’organisation des matchs professionnels de Ligue 1 à la Beaujoire

L’évolution de la situation sanitaire sur notre territoire nécessite également que des mesures soient prises pour limiter la propagation du virus tout en permettant certaines activités de loisir. La préfecture, l'Agence Régionale de Santé et le Football Club de Nantes se sont rencontrés mercredi 12 août pour définir les modalités d'organisation du prochain match professionnel de Ligue 1 à la Beaujoire le 30 août prochain. La jauge de 5000 personnes présentes simultanément dans le stade ne sera pas dépassée, conformément aux instructions ministérielles. En parallèle, le protocole sanitaire prévu par la Ligue de Football Professionnel sera strictement appliqué afin que l'ensemble des personnes accueillies le soient dans les meilleures conditions sanitaires possibles.

S'assurer de la bonne application des mesures anti-Covid (contraventions et fermetures administratives)
Les services de police, nationale et municipale, et de gendarmerie effectueront des contrôles stricts visant au respect des mesures de prévention. Ces contrôles de terrain se renforcent de jour en jour.

Le non-respect de l’obligation du port du masque est puni de l’amende prévue pour les contraventions de 4ème classe soit 135 euros et, en cas de récidive dans les 15 jours, d’une amende prévue pour les contraventions de 5ème classe soit 1500 euros.

Au-delà des contraventions qui pourront être prises individuellement, si un rassemblement présente un risque élevé de propagation du virus, des arrêtés de fermetures administratives des établissements qui ne respecteraient pas les gestes barrières seront pris.

Intensifier les actions de prévention, en particulier à destination des plus jeunes.

Des actions de prévention seront menées en complément des mesures répressives évoquées précédemment. La Direction départementale de la cohésion sociale (DDCSDirection départementale de la cohésion sociale) mobilise actuellement ses partenaires afin que des actions soient menées directement auprès des vacanciers en cette fin de la période estivale, puis auprès des étudiants en prévision de la rentrée. Elles s'ajouteront aux actions de l'ARS, des collectivités et de tous ceux qui agissent sur l'espace public pour que le respect des gestes barrières continue, sans relâchement.

La coordination des acteurs, la transparence avec les élus, la mobilisation des citoyens dans leur ensemble, constitueront les clés de notre succès collectif. Au quotidien, il est indispensable de respecter collectivement et rigoureusement les gestes barrières :

  • porter un masque ;
  • respecter la distanciation physique ;
  • se laver régulièrement les mains ;
  • privilégier les petits groupes et préférer les espaces extérieurs ;
  • aérer les locaux.

La bonne mise en place et le respect de ces gestes constitue un enjeu majeur pour limiter les risques de propagation de l’épidémie et éviter le retour à des mesures de confinement appliquées à toute la population.